N°306 - Février 2026
L’auberge du village.
Lorsque Charles Tombeur créa le Caméra Club de Wavre, en 1954, il souhaitait recréer les liens sociaux qu'il avait connu dans son village. Il voulait que des cinéastes amateurs venus d'horizons multiples, de diverses professions et de milieux sociaux différents puissent se rencontrer, profiter de moments de convivialité et s'échanger leurs expériences mutuelles.
Plus de 75 ans plus tard, dans notre société, à l'ère de la communication globale et de la mobilité universelle, les hommes n'ont plus le temps pour entretenir une vie sociale. Les cafés de village se ferment, les bancs publics ne sont plus fréquentés, les associations et les clubs dépérissent.
Autrefois, on pratiquait du sport, avant tout pour participer à une activité sociale. On était heureux de retrouver quelques amis, toutes les semaines, pour pratiquer. Le sportif d'aujourd'hui, bien souvent, fait du sport pour entretenir la forme, pour veiller à sa santé, il fait son « jogging » tout seul. La rencontre des autres devient accessoire. Quels sont encore les liens d'amitiés entre les personnes qui habitent dans le même immeuble, le même chemin, la même rue, le même village et ce depuis de nombreuses années ?
Nous devons veiller à sauvegarder les valeurs visées par nos prédécesseurs. Entretenons cette précieuse amitié qui nous unit à travers le RCCW. Faisons des films ensemble, travaillons à des projets, aidons nos amis du Club qui ont des difficultés à élaborer, à produire et à réaliser un vidéogramme
Mais cela nécessite un petit investissement de chacun(e). Il ne se trouve pas en venant aux seules réunions du mardi. Pour que nous trouvions en l’autre, un ami, il nous faut participer avec lui. Penser que les autres s'occuperont bien des projets sans nous, nous prive de leur expérience, de leur savoir-faire et de leur amitié.
Le RCCW est resté l'auberge du village, mais c'est une auberge espagnole, où l'on ne trouvera ce qu'on y cherche qu'à condition d'y apporter autant de nous-même.
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Atelier Edius de 13.00h à 14.00h, tenu par Guy.
Voici le contenu complet de l'atelier EDIUS Atelier 02 2026.mp4
Les participants, reconnaissant l’expertise et la pédagogie du présentateur, remercient Guy pour cet exposé clair et précis.
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Séance du 10 février 2026 ouverte à 14h30 par le
Président Dominique.
Présents : Georges, Danielle, Francine, Lydie, Bernard, Jean-Pierre, Alain, Michel du train, Michel le grand, Jean-François, Philippe, Dominique, Jean, Guy, André T., André VD., Yolande et Paul.
Excusé : Claude
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RCCW se joint joyeusement au président pour fêter l’anniversaire d’André T. le 10/02 et celui de Dany le 22/02 ; Félicitations.
Le club accueille un nouveau membre David Devondel (voir ses coordonnées dans la liste des membres)
Banquet du RCCW le 26 05 2026, Dominique continue sa prospection et nous tiendra informés. Il a déjà testé différentes adresses (voir son tour de taille !).
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Palmares du concours « Synchro-audio ».
Guy commente brièvement les films et le palmarès.
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Comme après chaque concours, on projette les 3 films primés de ce concours pendant la séance suivante.
Vos commentaires :
La dance du vivant. Le fond est apprécié, poétique et imaginatif. L’utilisation du fantastique est aussi reconnu, mais il ne correspond pas toujours avec le tempo de la musique. Le montage est impeccable, les images de qualité et la balance des couleurs respectée. Une remarque sur le rapport des images avec la musique est persistante. Mais la cote générale répond bien aux ressentis. On déplore la longueur des plans des oiseaux.
Synchro-Audio. La qualité des images, leur cadrage, la composition des plans, les gros plans et l’utilisation de plans de coupe à bon escient est bien reconnue. Les images et leurs mouvements sont bien en synchronisation avec les changements de rythmes musicaux.
Verchocq en musique. Le film expose et explique la synchronisation minutée. Le didactique est apprécié. La synchro des images est reconnue mais moins celle de la musique.
Yolande projette les films de ce jour.
Une fleur – 8’50’’ - Film de Lydie et Jean
Synopsis : C’est une fleur dont on dit qu’elle ressemble à un peuple, qui en a fait son emblème et une inestimable source de devises. Une fleur qui donne des couleurs à ce plat pays embrumé. Une aventure dont les ramifications remontent
au XVIe siècle, et qui va faire de ce pays, de sciences et de négoce le premier exportateur au monde, d’une fleur aux racines étrangères.
Vous en dites : Très beau et bon film. Didactique, historique et intéressant. Belles images, bien composées mais certaines teintes sont un peu poussées.
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One minute « Sport » le 03 03 2026.
André procède au tirage au sort de la projection des films inscrits au concours.
POZOBAR
Inauguration de l’école des Beaux-arts en 2011 - 9’00’’ - Film d’Alain
Synopsis : À la demande du Directeur précédent, Monsieur Fournal, un film est réalisé pour l’inauguration de l’école dans les bâtiments existants en 2011.
Les avis : Film de commande, très bien réalisé avec des interview bien cadrées et bien enregistrées. Film intéressant qui nous en dit plus sur l’école qui nous héberge. Il semble que la majorité de l’école des Beaux-Arts ignore la présence du RCCW. Ne serait-ce pas à nous à nous faire connaître ? Qui va le faire ?
Dieppe – 6’00’’ - Film de Guy
Synopsis : Petit ballade à la découverte de la ville de Dieppe.
Entendu dans les rangs : Bon film, bien cadré, images parfaites et luminosité même nocturne bien contrôlée. Soutenu par une musique adéquate et dynamique.
Dieppe a été le lieu d’un prélude de débarquement, de soldats Canadiens, le 18 août 1942, durant la seconde guerre mondiale. Malheureusement il n’est pas permis de filmer dans le musée qui lui est dédié !
Normandie, le Cotentin, le parc du château des Ravalet – 8’00’’ - Film de Michel le grand
Synopsis : Installé sur la commune de Tourlaville, le parc du château des Ravalet mélange jardins à l’anglaise et à la française, et regorge de fleurs et d’arbres ...
Vos avis : Très belles images, le château et ses jardins sont bien cadrés. Il n’y a pas de commentaires, mais il n’est pas nécessaire, les plans sont soutenus par une musique adéquate. On déplore seulement la brièveté des panneaux explicatifs qui ne permettent pas une lecture complète.
Cours de Flamenco – 5’10’’ - Film d’André T.
Synopsis : donné au centre Culturel Espagnol de Wavre
Vos jugements : Film bien filmé, images stables, l’ambiance est bien rendue et le dynamisme des danseuses se remarque. Le tout soutenu par une musique adéquate. Quelques transitions pourraient être intercalées entre les changements de séquences.
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Rappel concours One Minute du 3 mars 2026 :
- en séance du 10-02, vous pouvez remettre votre film sur clé USB à Yolande.
- le samedi 28-02 au plus tard, m'envoyer votre film par WeTransfer, si vous ne l'avez pas remis le 10-02 à Yolande.
- le mardi 03-03, se tiendra le concours en séance RCCW
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Rappel du « Challenge » « Une Réalisation Perso » -
Mardi 21-04-2026 - Philippe.
A chacun(e) de réaliser un petit film en fonction de ce que les rushs envoyés, lui inspirent.
Règlement : 3 minutes, sigle, présentation et générique compris.
Les images extérieures ne sont pas autorisées, internet, IA etc., On utilise uniquement les rushs reçus de Philippe. L’emploi de sons, commentaire, musiques et bruits est libre.
Êtes-vous partant pour ce challenge ? Si oui, merci d'informer Philippe par retour de mail. Concernant le titre du film, Philippe souhaiterais le connaître pour le 04.04.2026 au plus tard. Le tirage concernant l'ordre passage, sera fait lors de la séance du 07.04.2026.
L'envoi à André VD., du film proposé au « Challenge » doit se faire au plus tard pour le 17.04.2026 par WeTransfer ou remis sur une clé USB à Yolande la séance du 07.04.2026.
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Sommes-nous un jury, bon, impartial et probe ?
Depuis des années, déçu par les estimations de personnes extérieures, peu ou pas au courant des techniques de cinéma, formant les jurys de nos concours, le club a décidé de jouer ce rôle.
Nous voici entrés dans cette période de concours et d’examens qui en découlent. Première réflexion, depuis que je suis membre de notre club, je n’ai jamais connu un concours sans récriminations lors des palmarès. Cela serait-il une fatalité ?
Pour bien comprendre ce jury, de vidéastes amateurs, que nous formons, il faut réaliser qu’il est constitué de femmes et d’hommes de bon aloi, mais d’humains quand même, avec leurs qualités et leurs petits défauts. Ces amis vont évaluer notre travail, qui à nos yeux, et c’est normal, est exemplaire. Mais il s’agit d’apprécier des oeuvres d’art que sont nos petits films et Dieu sait combien l’appréciation d’une oeuvre d’art est subjective, donc sujette à critique. D’autant plus que les jury fonctionnent généralement selon la personnalité de chacun, sans système de réflexion structuré commun.
A cela s’ajoute quelques petits travers bien humains, un peu de copinage, le premier film de la projection sous-coté, afin de ne pas influencer trop vers le haut, les cotations des autres films du concours, etc. Résultats, quelques cotations tronquées en traînant joie pour les uns, amertume pour les autres.
Mais heureusement, ceci n’est pas généralisé et la majorité des films est coté à sa juste valeur, avec une marge subjective de 1 à 2 points, vers le haut ou vers le bas, la cotation d’un film n’étant pas une science exacte.
Il faut reconnaître cependant que si un film est de grande qualité, cela est reconnu par tout le monde et n’offre pas beaucoup de discussion. C’est lorsque la valeur potentielle d’un film se situe entre 65 et 75%, soit à cheval sur la barre des 70%, que le problème devient difficile.
Tout ceci est la conséquence de l’application par des femmes et des hommes de critères d’appréciation imparfaitement définis et bien structurés. C'est comme cela dans tous les clubs et dans tous les concours. (voir le Elisabeth, Cannes et Venise).
Si vous présentez un film à un concours, il faut en accepter les déviations, mais surtout en reconnaître les qualités, car le concours est un énorme stimulant à l'amélioration de la qualité, à la reconnaissance et au plaisir d'être apprécié.
En premier lieu, et ceci est un point capital, tous les amis du club ne sont pas préparés à être jurés parce que, pour la majorité d'entre eux ils sont encore à l'apprentissage du langage cinématographique. Dès lors, une énorme part de subjectivité va influencer leur analyse et se concrétiser par une surcote ou une sous-cote des films, influençant ainsi le classement final.
Mais le club a réagi en créant une structure de réflexion basée sur un décorticage du film sous tous ses aspects, dans un ordre bien déterminé : la grille d'analyse était née, qui est censée imposer à chacun, un mode d'analyse qui est le même pour tout le monde et pour tous les films. Cette grille d'analyse a apporté un peu d'objectivité dans les résultats ayant placé la subjectivité dans un carcan qui gardait cependant suffisamment de souplesse. Nous nous retrouvons aujourd'hui
dans la même situation mais avec une grille d'analyse à notre disposition. Il suffit de nous en servir pour pouvoir espérer voir s'atténuer les disparités prévisibles dans les cotations des films au prochain challenge. L'appréciation des films se resserre alors autour de cotes très voisines à la condition que les membres jouent le jeu, bien entendu.
En quoi consiste cette grille ?
D'abord, elle divise l'analyse du film en 2 parties d'égale valeur : le Fond, et la Forme, celle-ci n'étant que le support technique du premier. Le décorticage du Fond et de la Forme d'un film peut se ramener à une suite de questions qui éplucheraient tous les aspects d'un film, questions auxquelles il conviendrait de répondre mentalement par oui ou par non lors du challenge, car le temps de réflexion entre 2 films n'est que de 2 à 3 minutes.
Par contre lors des séances du club, les réponses à ces questions pourraient être plus élaborées. Ces questions pourraient aussi être utilisées par chaque réalisateur, lorsqu'il considère son film comme terminé, pour contrôler s'il est vraiment terminé et, ce faisant, faire son autocritique. Voir ci-dessous un échantillon des questions non exhaustif, sur le Fond et la Forme d'un film.
Décorticage d'un film selon la grille d'analyse.
(Une réponse positive valorise le film, une réponse négative dévalorise le film)
Impression générale.
A considérer au début de la réflexion, ou à la fin, lorsque le film aura été entièrement analysé. Il s'agit, si elle est faite au début, de dire ce qu'on a ressenti globalement à la vision du film, mais elle risque d'être malmenée par l'analyse qui va suivre, ou, si elle est donnée à la fin, de parachever l'analyse pour un condensé d'impressions, à décider selon chacun.
LE FOND.
L'intérêt du sujet.
C'est le point capital car sans intérêt, il n'y a pas de film.
Ce film est-il intéressant ?
Qu'est-ce qu'un film intéressant ?
Le fait d'avoir été surpris, étonné, admiratif devant les dimensions de ce film, à revoir absolument.
Le fait d'avoir appris quelque chose d'utile, de sensé, de beau, de grand, de profond, de vécu, sans ennui.
Le fait d'avoir été impressionné.
Le fait d'avoir été passionné.
Le fait d'avoir été ému
Le fait d'avoir été tenu en haleine
Le fait de repenser au film.
Ou le fait d'avoir été gentiment distrait et d'avoir passé un moment agréable, sans trop d'ennui.
Le fait d'avoir perdu son temps à regarder ce film.
Le développement du sujet.
Le film raconte-t-il une histoire ? car sans histoire il n'y a pas de film.
Le fil conducteur du développement est-il bien défini et perceptible ?
Le film correspond-t-il au titre ?
Le sujet est-il rapidement situé ?
Le début du film est-il de qualité, suffisamment percutant et qui donne envie de
revoir ce film.
Y a-t-il un seul sujet dans ce film ?
Toutes les séquences sont-elles utiles ?
Les séquences sont-elles bien classées ?
Les séquences sont-elles de longueurs appropriées ?
La longueur du film est-elle bonne, en fonction de l'importance du sujet ?
Le film a-t-il une fin de qualité, qui fait regretter que le film est terminé ?
Y a-t-il une seule fin dans ce film ?
Sent-on venir la fin ?
LA FORME.
L'image et le montage.
(très important puisqu'il s'agit de cinéma)
Le titre est-il techniquement bien réalisé ?
Le générique est-il techniquement bien réalisé ?
Les images sont-elles de qualité ? Les images sont-elles de grande qualité ?
Les images sont-elles nettes (pas de sur ou sous exposition) ?
Les images sont-elles stables ?
Les images sont-elles originales, c'est à dire angles différents de prise de vues, ingéniosité ?
Les gros plans sont-ils nombreux ? Les gros plans sont-ils bien réalisés ?
Les effets spéciaux sont-ils justifiés ? Les effets spéciaux sont-ils bien réalisés ?
Les plans sont-ils de longueurs différentes ? Le cinéma c'est du mouvement, les images sont-elles « animées »?
Si le film est « inanimé », les mouvements de caméra engendrent-ils l'impression de mouvement, ni trop, ni trop peu ?
Les images correspondent-elles aux commentaires ?
Les sauts d'axe, les images parasites sont-elles évitées ?
Le montage crée-t-il une atmosphère ?
Les raccords de couleur sont-ils respectés ?
Les sous-titre sont-ils évités car ils nuisent au « professionnalisme » du film ?
Commentaires - Musique - Bruitage.
Y a-t-il un commentaire ? Le commentaire est-il nécessaire ?
Le commentaire est-il intéressant ?
Le commentaire est-il bien relatif au sujet ?
La répartition du commentaire est-elle correcte, adaptée au sujet ? Le « volume » du commentaire est-il correct ?
Le commentaire est-il bien dit ? La voix est-elle bien audible ? Le ton de la voix est-il bien correct ?
L'équilibre commentaire - musique - bruitage est-il correct ?
Le commentaire donne-t-il au fil conducteur le tonus nécessaire ?
La musique est-elle bien variée en fonction du sujet ? La musique est-elle bien adaptée au sujet ?
La musique est-elle insuffisamment connue ? Si la musique est très connue, correspond-elle au développement du sujet ? La musique a-t-elle le volume qui convient au sujet ?
Le choix de la variation du « volume » de la musique au cours du déroulement du film est-il adapté au sujet ?
L'absence de musique totale ou partielle est-elle bien adaptée au développement du sujet ?
Le bruitage apporte-t-il un plus au développement du sujet ? Le bruitage intervient-il à propos ?
Le « volume » du bruitage est-il bien adapté ?
La balance « commentaire, musique, bruitage » est-elle bien adaptée ?
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